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Le 11 mars 1980, Radio Judaïca, la radio de la communauté juive de Bruxelles, émet pour la première fois sur les ondes FM.

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19 février 2020 4:57
« La soutenable légèreté d’Hélène et les garçons » – Une chronique de Sarah HalfinAprès le coming-out de ma sapiosexualité (le fait d’aimer les gens très intelligents), c’est au tour aujourd’hui de celui de ma frivolité. Voilà, je l’avoue, j’ai passé des milliers d’heures de ma vie à regarder « Hélène et les garçons » et autres séries d’AB Productions.Extrait audio (00:26-00:48) : https://www.youtube.com/watch?v=rs9k5k7hXOwSi vous venez de vous dire : « Oulala, elle s’est trompée, ça s’est Chistophe Rippert, de « Premier Baiser », la série consacrée à Justine, la sœur d’Hélène – Piégé ! vous avez assurément vous aussi plus de 35 ans. Pour les autres, explication : quand on était petit nous, il y avait genre 3 chaînes à la télévision. Et sur l’une d’elle, plus de 5 heures de programmes journaliers produits mais aussi écrits par une seule et même personne (un certain Jean-Luc Azoulay). L’épopée est racontée dans un docu que vous pouvez regarder en streaming sur le site de la RTB.Une machine à livrer du contenu en flux tiré, du Club Dorothée aux Filles d’à côté, tout était écrit par un homme d’affaires tout juste reconverti. Je vous laisse imaginer le niveau et la qualité... Pourtant, on les a adorés, regardés comme des addict au LSD, avant du jour au lendemain de les détester. Et de les laisser tomber. Merci mais assez de votre légèreté, par ici la sortie. On est des grands maintenant, on veut parler responsabilité et gagner notre place dans la société. C’est pas en vous regardant glander qu’on va y arriver. La vie est dure et compliquée, soyons sérieux les gars.Mais tout ça n’aura pas duré très longtemps. Elle nous a vite manqué la légèreté d’Hélène et les garçons. Comment je le sais ? Parce que figurez-vous que la série existe encore aujourd’hui, (oui, oui, je suis très sérieuse) et elle réunit en plus chaque weekend 1 million de téléspectateurs. Dénommé « Les Mystères de l'amour », il s’agit du 3ème spin-off de la série de notre enfance. Hélène Rollès a maintenant 53 ans. Nicolas, Laly, Christian, Joanna sont tous encore là. Et il n'a pas perdu le rythme, Azoulay. Rien que pour ce nouvel opus, 560 épisodes de 50 minutes déjà tournés !Ils sont bels et bien encore là pour nous. Une Madelaine de Proust à domicile, qui permet l’accès à notre légèreté originelle si bien cachée désormais. Ou peut-être plutôt à notre légèreté essentielle, autrement dit qui composerait notre essence-même. Juste un peu avant la création d’AB Productions, l’écrivain Milan Kundera livrait au monde une œuvre intitulée « L’incroyable légèreté de l’être ». S’y posait la question suivante : « est-ce qu’on souffre par l’insignifiance de notre vie ou est-ce qu’on souffre par le poids des drames qui écrase notre vie ? »Autrement dit, souffre-t-on parce ce que tout passe, que tout est léger et insignifiant ou au contraire parce que tout est lourd. Lourdeur amenée, selon l’auteur, par l’idée de vivre chaque moment comme s’il allait ensuite se répéter éternellement.Ce que Nietzsche appelait « l’éternel retour ». Sauf qu’ici, en compagnie d’Hélène et les garçons, on nous offre sur un plateau l’éternel retour de notre légèreté. C’est-à-dire une source de pesanteur au comble de la légèreté... Moi j’y vois quelque chose de l’équilibre prodigué par les sages.« Œuvre dans l’inaction, travaille sans effort » indiquait le père du taoïsme. Dans le même esprit, l’auteur à succès Elizabeth Gilbert consacre un livre entier à expliquer que pour mener une existence créative il faut apprendre à devenir des « feignants extrêmement disciplinés ». Tout ça pour dire qu’on a besoin des 2 ingrédients simultanément pour carburer, du sérieux et de la légèreté. Ces derniers temps, je luttais un peu parce que j’avais oublié ce secret. L’érudition n’est qu’un outil au service de notre légèreté. Alors, oui, c’est tout pourri mais pour toutes ces raisons, moi je dis merci d’exister encore à « la soutenable légèreté d’Hélène et les garçons ».
19 février 2020 4:57
« La soutenable légèreté d’Hélène et les garçons » – Une chronique de Sarah HalfinAprès le coming-out de ma sapiosexualité (le fait d’aimer les gens très intelligents), c’est au tour aujourd’hui de celui de ma frivolité. Voilà, je l’avoue, j’ai passé des milliers d’heures de ma vie à regarder « Hélène et les garçons » et autres séries d’AB Productions.Extrait audio (00:26-00:48) : https://www.youtube.com/watch?v=rs9k5k7hXOwSi vous venez de vous dire : « Oulala, elle s’est trompée, ça s’est Chistophe Rippert, de « Premier Baiser », la série consacrée à Justine, la sœur d’Hélène – Piégé ! vous avez assurément vous aussi plus de 35 ans. Pour les autres, explication : quand on était petit nous, il y avait genre 3 chaînes à la télévision. Et sur l’une d’elle, plus de 5 heures de programmes journaliers produits mais aussi écrits par une seule et même personne (un certain Jean-Luc Azoulay). L’épopée est racontée dans un docu que vous pouvez regarder en streaming sur le site de la RTB.Une machine à livrer du contenu en flux tiré, du Club Dorothée aux Filles d’à côté, tout était écrit par un homme d’affaires tout juste reconverti. Je vous laisse imaginer le niveau et la qualité... Pourtant, on les a adorés, regardés comme des addict au LSD, avant du jour au lendemain de les détester. Et de les laisser tomber. Merci mais assez de votre légèreté, par ici la sortie. On est des grands maintenant, on veut parler responsabilité et gagner notre place dans la société. C’est pas en vous regardant glander qu’on va y arriver. La vie est dure et compliquée, soyons sérieux les gars.Mais tout ça n’aura pas duré très longtemps. Elle nous a vite manqué la légèreté d’Hélène et les garçons. Comment je le sais ? Parce que figurez-vous que la série existe encore aujourd’hui, (oui, oui, je suis très sérieuse) et elle réunit en plus chaque weekend 1 million de téléspectateurs. Dénommé « Les Mystères de l'amour », il s’agit du 3ème spin-off de la série de notre enfance. Hélène Rollès a maintenant 53 ans. Nicolas, Laly, Christian, Joanna sont tous encore là. Et il n'a pas perdu le rythme, Azoulay. Rien que pour ce nouvel opus, 560 épisodes de 50 minutes déjà tournés !Ils sont bels et bien encore là pour nous. Une Madelaine de Proust à domicile, qui permet l’accès à notre légèreté originelle si bien cachée désormais. Ou peut-être plutôt à notre légèreté essentielle, autrement dit qui composerait notre essence-même. Juste un peu avant la création d’AB Productions, l’écrivain Milan Kundera livrait au monde une œuvre intitulée « L’incroyable légèreté de l’être ». S’y posait la question suivante : « est-ce qu’on souffre par l’insignifiance de notre vie ou est-ce qu’on souffre par le poids des drames qui écrase notre vie ? »Autrement dit, souffre-t-on parce ce que tout passe, que tout est léger et insignifiant ou au contraire parce que tout est lourd. Lourdeur amenée, selon l’auteur, par l’idée de vivre chaque moment comme s’il allait ensuite se répéter éternellement.Ce que Nietzsche appelait « l’éternel retour ». Sauf qu’ici, en compagnie d’Hélène et les garçons, on nous offre sur un plateau l’éternel retour de notre légèreté. C’est-à-dire une source de pesanteur au comble de la légèreté... Moi j’y vois quelque chose de l’équilibre prodigué par les sages.« Œuvre dans l’inaction, travaille sans effort » indiquait le père du taoïsme. Dans le même esprit, l’auteur à succès Elizabeth Gilbert consacre un livre entier à expliquer que pour mener une existence créative il faut apprendre à devenir des « feignants extrêmement disciplinés ». Tout ça pour dire qu’on a besoin des 2 ingrédients simultanément pour carburer, du sérieux et de la légèreté. Ces derniers temps, je luttais un peu parce que j’avais oublié ce secret. L’érudition n’est qu’un outil au service de notre légèreté. Alors, oui, c’est tout pourri mais pour toutes ces raisons, moi je dis merci d’exister encore à « la soutenable légèreté d’Hélène et les garçons ».
19 février 2020 4:57
« La soutenable légèreté d’Hélène et les garçons » – Une chronique de Sarah HalfinAprès le coming-out de ma sapiosexualité (le fait d’aimer les gens très intelligents), c’est au tour aujourd’hui de celui de ma frivolité. Voilà, je l’avoue, j’ai passé des milliers d’heures de ma vie à regarder « Hélène et les garçons » et autres séries d’AB Productions.Extrait audio (00:26-00:48) : https://www.youtube.com/watch?v=rs9k5k7hXOwSi vous venez de vous dire : « Oulala, elle s’est trompée, ça s’est Chistophe Rippert, de « Premier Baiser », la série consacrée à Justine, la sœur d’Hélène – Piégé ! vous avez assurément vous aussi plus de 35 ans. Pour les autres, explication : quand on était petit nous, il y avait genre 3 chaînes à la télévision. Et sur l’une d’elle, plus de 5 heures de programmes journaliers produits mais aussi écrits par une seule et même personne (un certain Jean-Luc Azoulay). L’épopée est racontée dans un docu que vous pouvez regarder en streaming sur le site de la RTB.Une machine à livrer du contenu en flux tiré, du Club Dorothée aux Filles d’à côté, tout était écrit par un homme d’affaires tout juste reconverti. Je vous laisse imaginer le niveau et la qualité... Pourtant, on les a adorés, regardés comme des addict au LSD, avant du jour au lendemain de les détester. Et de les laisser tomber. Merci mais assez de votre légèreté, par ici la sortie. On est des grands maintenant, on veut parler responsabilité et gagner notre place dans la société. C’est pas en vous regardant glander qu’on va y arriver. La vie est dure et compliquée, soyons sérieux les gars.Mais tout ça n’aura pas duré très longtemps. Elle nous a vite manqué la légèreté d’Hélène et les garçons. Comment je le sais ? Parce que figurez-vous que la série existe encore aujourd’hui, (oui, oui, je suis très sérieuse) et elle réunit en plus chaque weekend 1 million de téléspectateurs. Dénommé « Les Mystères de l'amour », il s’agit du 3ème spin-off de la série de notre enfance. Hélène Rollès a maintenant 53 ans. Nicolas, Laly, Christian, Joanna sont tous encore là. Et il n'a pas perdu le rythme, Azoulay. Rien que pour ce nouvel opus, 560 épisodes de 50 minutes déjà tournés !Ils sont bels et bien encore là pour nous. Une Madelaine de Proust à domicile, qui permet l’accès à notre légèreté originelle si bien cachée désormais. Ou peut-être plutôt à notre légèreté essentielle, autrement dit qui composerait notre essence-même. Juste un peu avant la création d’AB Productions, l’écrivain Milan Kundera livrait au monde une œuvre intitulée « L’incroyable légèreté de l’être ». S’y posait la question suivante : « est-ce qu’on souffre par l’insignifiance de notre vie ou est-ce qu’on souffre par le poids des drames qui écrase notre vie ? »Autrement dit, souffre-t-on parce ce que tout passe, que tout est léger et insignifiant ou au contraire parce que tout est lourd. Lourdeur amenée, selon l’auteur, par l’idée de vivre chaque moment comme s’il allait ensuite se répéter éternellement.Ce que Nietzsche appelait « l’éternel retour ». Sauf qu’ici, en compagnie d’Hélène et les garçons, on nous offre sur un plateau l’éternel retour de notre légèreté. C’est-à-dire une source de pesanteur au comble de la légèreté... Moi j’y vois quelque chose de l’équilibre prodigué par les sages.« Œuvre dans l’inaction, travaille sans effort » indiquait le père du taoïsme. Dans le même esprit, l’auteur à succès Elizabeth Gilbert consacre un livre entier à expliquer que pour mener une existence créative il faut apprendre à devenir des « feignants extrêmement disciplinés ». Tout ça pour dire qu’on a besoin des 2 ingrédients simultanément pour carburer, du sérieux et de la légèreté. Ces derniers temps, je luttais un peu parce que j’avais oublié ce secret. L’érudition n’est qu’un outil au service de notre légèreté. Alors, oui, c’est tout pourri mais pour toutes ces raisons, moi je dis merci d’exister encore à « la soutenable légèreté d’Hélène et les garçons ».
17 février 2020 6:40
« Plaisirs coupables » – Une chronique de Sarah HalfinAvez-vous passé un bon weekend ? Objectivement, en ce qui me concerne, j’ai fait tout ce que j’avais envie de faire et tout s’est passé comme prévu. En cela, j’ai passé un weekend plaisant, merci. Ceci étant dit, le tout s’est déroulé au prix d’un autre sentiment ressenti : la culpabilité.Le sentiment d’être coupable. Coupable de n’écrire que maintenant cette chronique (il est 21h hier soir). Coupable d’avoir été mangé la veille chez une amie au lieu de plancher dessus. Coupable d’avoir chez cette même amie commandé une pizza au lieu de nous cuire des pâtes pour 10% du prix. Coupable d’avoir fait 2 grasses matinées d’affilée parce que j’en ressentais alors le besoin. Ou peut-être parce que j’étais effectivement coupable d’avoir commencé les veilles un docu ou un film à minuit passé. Bref, coupable de ne pas prendre un chemin de mérites qui mène jusqu’à l’Oscar. En gros, voilà, je me suis prise en flagrant délit de paradoxes : je n’ai fait qu’opter pour des plaisirs qui m’ont fait sentir coupable. Avec l’âge, le sentiment de culpabilité dirige moins ma vie, mais force est de constater que son intensité n’a pas diminué. On fait avec comme on dit.Pourquoi est-il toujours là ? A-t-il une utilité ? Laquelle ? En quête de sens, je décide de mener l’enquête. Google pointe d’abord l’idée d’une trace du péché originel. Je cherche plus rationnel.J’élimine ensuite rapidement l’idée selon laquelle le sentiment de culpabilité nous indiquerait ce qui est bon ou non pour nous. J’ai lu « l’éloge de l’oisiveté » de Sénèque, je connais les vertus d’un l’exil intérieur bien dosé. Comme mes préjugés sont robustes, j'ai aussi obtenu l’approbation des neurosciences. Après une période de réflexion, la créativité naît bien d’une période d’oisiveté consentie. Marcher, rêvasser, en tout cas surtout ne pas vaquer activement à la recherche de l’objet désiré si l’on veut espérer le trouver.Je n’ai donc pas de raison objective de me sentir coupable ici, puisque je ne suis pas coupable : il y a bien une utilité à mes agissements inutiles. J’en ai la conscience désormais mais rien n’y fait. Je décide alors de me tourner vers le pionnier de l’inconscient, Freud.Pas de bol, sur ce thème, lui aussi se disait être « embrouillé ». En gros, on ne peut pas combattre la culpabilité, mais on peut en faire petit à petit un sentiment conscient. Merci… youpi dis… Des années de thérapies pour rendre encore plus conscientes nos douleurs. Pour leur sens, on repassera.Côté philosophie, je ne suis pas tellement mieux servie. Pour mes philosophes préférés, la culpabilité serait propre à la condition humaine et n’aurait pas de valeur positive en soi. Ceux que j’apprécie moins, eux, s’en remettent carrément à la morale. C’est vrai que des parts de moi ne dérogent pas à l’idée que je fais quelque chose de mal et donc… de pas très moral. Le prochain sondé, Sadguru, maître spirituel indien qui est chez lui sur YouTube, partage d'ailleurs ma défiance pour la morale… ll va même jusqu’à dire que « La morale a pris une place importante dans la société parce que les gens ont abandonné leur humanité »La morale est propre à chacun. Malgré ses bonnes intentions, elle divise donc et nous divise. Même les parts à l’intérieur de nous ne partagent pas la même morale ! Résultat : d’une part, du plaisir ressenti, de l’autre de la culpabilité. Avec la morale, on se retrouve souvent accusé et bourreau à la fois."C’est bien joli tout ça", me souffle justement un de mes bourreaux, "mais ce genre de pathos illusoire ne mène pas à la gloire".... Il a bien failli me faire capituler mais à l’abandon j’ai préféré une pause oisive indiquée dans ces cas-là pour raison d’utilité.Direction les réseaux sociaux où je suis tombée sur une vidéo, visiblement de très nombreuse fois repostée pour cause d’unanimité et surtout … d’humanité. Celle du discours prononcé par Joaquin Phoenix remportant ce weekend l’Oscar du meilleur acteur. En plein triomphe, l’acteur glorifié explique qu’il a été cruel par le passé mais que ceux qui l'ont aujourd’hui nommé lui ont toutefois pardonné. Ils ne s'en sont pas tenus à son statut de coupable. C’est là que nous sommes les meilleurs, dit-il, quand on fait preuve d’humanité. Et si c’était là le rôle de la culpabilité (en tous cas, celle ressentie sans raison objective) : nous supplier de remplacer nos leçons de moralité par des leçons d’humanité ? Le tout, à l’intérieur de nous... pour commencer.
6 février 2020 5:17
Brigitte intro : Sarah, tu vas nous parler du documentaire « Miss Americana » qui vient de sortir sur Netflix ce weekend, après avoir fait l’ouverture du festival de Sundance 2020.« UNE CHANTEUSE AUTREFOIS SANS VOIX » – Une chronique de Sarah HalfinMoi qui suis tout juste en train de récupérer ma voix comme vous pouvez l’entendre, je vais vous parler d’une chanteuse et star planétaire qui vient à peine de faire entendre sa voix à elle pour la 1ère fois. Comment est-ce possible ? On en parle, mais avant, Mesdames et messieurs, Taylor Swift !Extrait audio : https://www.youtube.com/watch?v=FuXNumBwDOM (minute 1:18-1:44)Des millions d’albums vendus, tous écrits de sa main, dont le dernier à plus de 3 Mio d'exemplaires en une semaine, elle collectionne les records depuis des années, en 2019 elle était la personnalité la mieux payée des US… et même avec tout ça, Taylor Swift a toujours eu à cœur d’être une fille bien, une « good girl » comme on dit et comme elle le dit dès la 1ère phrase de son documentaire.Ce qu’elle est, à n’en pas douter. Mais Taylor S. n’avait jusqu’alors pas conscience d’un petit détail. Que le mot « good » de « good girl » n’existe pas dans l’absolu. Il n’y rien d’objectif et de figé à cet adjectif. C’est à chacun de le définir pour soi et ce qui est valable aujourd’hui évoluera p-ê demain.Au 17ème siècle, un tel propos pouvait vous rendre quasi-hérétique. Le philosophe Spinoza restait discret quand il s’agissait d’exprimer qu’à son humble avis, le bien et le mal n’existaient pas, dans l’absolu. Son ouvrage clé, « L’Ethique », dans lequel il en fait la démonstration ne sera publié qu’après sa mort … et encore, seulement pour une année car ensuite il sera retiré. Quatre siècles plus tard, quand la pensée est en vacances, règne encore l’idée d’un axe du bien et du mal. Taylor Swift est originaire du Tennessee, état dans lequel l’archétype incarné de Mister « Good Guy » a récolté le plus de voix lors de la dernière élection présidentielle américaine.Parce que Taylor est une « good girl », par respect pour son public, elle avait décidé depuis longtemps déjà de laisser les gens réfléchir par eux-mêmes. Elle parle de sentiments dans ses chansons, elle n’a pas à dire aux gens comment voter. Et elle ne dérogea pas à la règle en 2016. Il faut dire que j’ai pu lire sur wikipedia que « sa mère pensait qu'un prénom neutre comme Taylor l'aiderait à forger une carrière réussie »… Une « good girl » telle que définie par la norme est gentille, polie, souriante et …aimée de tous. Il va donc de soi qu’elle n’expose pas ses opinions.Sauf que voilà, quand le pouvoir est aux mains des manichéens, l’adage « qui ne dit mot consent » rentre en application. Son silence a laissé supposer qu’elle soutenait « Mr Good Guy ». En ne mentionnant pas ses opinions politiques par respect, elle se manquait de respect à elle-même.Car oui à ses dépens et implicitement elle soutenait un candidat qui pourtant représentait l’opposé de ses propres valeurs. Alors, si elle avait bien sûr encore le choix dans l’absolu, quelque chose avait désormais changé : elle n’avait plus le sentiment d’avoir le choix. Elle tient toujours à rester une « good girl », elle n’a pas changé d’avis là-dessus. Mais à l’aube de ses 30 ans et des dernières élections de mi-mandat, la chanteuse feel good a pris conscience qu’il était désormais de son devoir de définir ce que le mot « good » signifiait pour elle aujourd’hui. « Good girl » oblige, elle consulte d’abord ses managers et son papa - c’est ma scène préférée du documentaire. Ils ne sont pas d’accord. Alors, en pleurs, elle leur demande de lui pardonner car c’est tout décidé, dans quelques instants elle communiquera publiquement pour qui elle va voter. Pour éviter l’élection en 2018 dans son état d’origine d’une candidate ultra-conservatrice qui prétend elle aussi connaître et défendre le Bien (mieux vaut être un mâle blanc hétéro dans ce récit, rien de nouveau ici), la chanteuse a tenu à faire entendre sa voix pour la 1ère fois… oui, je sais, dis comme ça c’est étrange.Bon, toute cette histoire n’influença visiblement pas le résultat, la candidate a été élue haut la main. Mais une « good girl » parmi d’autres en a profité pour rappeler à ses 126 millions d’abonnés personnels, et aux potentiels 158 millions d’abonnés d’une célèbre chaîne de vidéos à la demande qui n’auraient pas encore lu Spinoza, que la définition du « Bien » est de la responsabilité de chacun.
1 février 2020 4:42
Le #SarahHalfinChallengeQui a été infecté par le nouveau virus qui sévi sur les réseaux sociaux ? Vous savez, celui dont le symptôme quand on l’attrape est de vouloir se scinder en quatre. Attention à vous, il est manifestement très viral.On lui a donné le nom de « Dolly Parton Challenge », d’après la célèbre chanteuse de country qui en a été la 1ère infectée. La semaine passée, elle publiait 4 photos d’elle, libellées chacune du nom d’une app différente : LinkedIn, FB, Instagram, Tinder.Décidément, elle est tout ça à la fois : femme fatale, femme casual, business woman. Une manière de dire avec humour que les réseaux sociaux ne reflètent pas la réalité, puisque selon le canal choisi, des parts de nous diamétralement opposées y sont exposées. Regardez tous, je suis au moins 4 !Sous n’importe laquelle de ces images prise séparément, on aurait tout aussi pu indiquer le slogan « ceci n’est pas moi ». Magritte nous avait déjà mis en garde avec sa trahison des images. « Ceci n’est pas une pipe ». Un même message, deux artistes, deux époques.Pour illustrer leur point, il y a aussi l’allégorie du dessin animé, vous la connaissez ? Les images qui le constituent sont dessinées une par une, mais c’est seulement leur enchaînement continu qui donne vie et âme à la création. Aucune d’elles prises séparément ne véhicule une quelconque profondeur ou intériorité.Et celle des tableaux de Soulages, vous la connaissez ? Pour les décrire, on dit souvent qu’ils sont tout noirs, alors qu’ils ne parlent en fait que de lumière. Lumière reflétée qui n’est jamais la même selon l’endroit de la pièce où l’on se trouve, l’heure du jour, l’ombre des spectateurs présents…Tout ça pour dire que, comme nous, ils sont ainsi une continuité qu’on ne peut pas divisé ni en 4, ni en 100.000. Aussi, j’ai réfléchi à un autre challenge pour défende la même cause. J’ai pris le problème dans l’autre sens, vous allez me dire ce que vous en pensez.Humblement, appelons-le le #SarahHalfinChallenge, on ne sait jamais qu’il se propage. Il m’a été inspiré ce weekend alors qu’il me fallait écrire quelques lignes sur ma grand-mère qui vient de nous quitter.J’ai réalisé qu’il était effectivement impossible de rendre compte de sa multiplicité au moyen de photos et d’adjectifs figés. En revanche, il m’est apparu que tout pouvait être résumé dans un petit détail. Petit mais costaud, et surtout, constant.Constant dans le temps, les situations, les lieux, l’humeur du jour. Un détail qui contentait à lui seul… le tout. Le voici : même seule dans sa chambre, ayant oublié depuis longtemps jusqu’aux prénoms de ses enfants, sa tête ne reposait jamais sur l’appui-tête de son fauteuil. 5 bons centimètres les séparaient en permanence. 5 bons centimètres de rien, qui en disent plus qu’une biographie entière. Comme ces mots que seul le silence peut faire entendre. Au cinéma, on appelle ça des sous-textes. Ce qui est vraiment dit, sans texte ou au dépit du texte. Dans ces 5 centièmes de vide constant, un résumé de son caractère, de son histoire et de sa force. Puisque les réseaux sociaux sont par nature figés, ils seraient cette fois pour le coup un support adapté. Adapté pour exposer un tel détail, permanent dans l’impermanence, et qui par là-même, révèle notre essence.Après la célébration de nos accomplissements, voici venu le temps de celle de notre quintessence. Si #SarahHalfinChallenge un jour il y a, il consisterait pour chacun à trouver une image qui contiendrait ce petit détail (qui lui est propre), puis de la poster en indiquant bien que : « tout le reste n’est que détail ».
20 janvier 2020 3:54
« Les pieds sur terre, la tête dans les nuages » – Une chronique de Sarah Halfin Je vous préviens, je m’adresse à tous les artistes et poètes, que nous sommes.La semaine passée, j’avais conclu ma chronique en disant que la mort, c’est l’issue qu’appréhendait inconsciemment notre cerveau archaïque si l’on se plante. Or, dans la très grande majorité des cas, on ne meurt pas quand on se plante, on aurait donc plus le choix que ne le croit notre cerveau. Ce à quoi une personne m’a répondu ensuite qu’avoir le choix est quand même plus facile quand on n’a pas à se poser de questions sur comment payer son loyer. Ce qui est très vrai, aussi, bien sûr. Nous sommes donc face à 2 vérités toutes aussi vraies l’une que l’autre, et pourtant d’apparence opposées. On a toujours le choix en théorie (“ne pas choisir, c'est encore choisir” disait Sartre). Et en même temps, dans les faits, on n’a pas vraiment souvent le choix, n’est-ce pas ?En fait, j’étais bien embêtée que cette personne me réponde ainsi. Voyez-vous, je n’essayais pas d’émettre un avis. Pas que je ne n’en ai pas, mais un avis est figé. Pour le dire poétiquement, il est fait de généralités et non d’une infinité de cas particuliers.Un avis est formulé par le cerveau et pour lui, une chose est typiquement ou vrai ou fausse. Or, ce que je recherche pour ma part en général, c’est à mettre l’accent sur la nature plutôt clair-obscur des choses. Autrement dit, et clair et obscur en même temps.Il y a deux manières pour y parvenir : en partant des faits, extérieurs à nous, ou alors, en partant de notre ressenti intérieur. En fait, l’idéal serait selon les sages, beaucoup de grands philosophes et imminents scientifiques, un équilibre entre les deux, à l’image de la fameuse expression « avoir les pieds sur terre, la tête dans les nuages ».Alors, oui, cette expression s’applique traditionnellement aux artistes. Pour autant, question à 1 million : ne devrait-on pas en étendre la portée à plus de gens ? Ou dit autrement, ne sommes-nous pas tous un peu plus artistes par essence qu’on ne le croit ? Selon mon philosophe préféré Henry Bergson, la véritable liberté ne relève pas d'un choix entre des possibles donnés d'avance ; elle est une invention, une création, de soi par soi. Bergson invite d’ailleurs à concevoir la vie elle-même comme un élan créatif.Sinon, de manière plus pragmatique, d’après le plus éminent directeur RH contemporain, LinkedIn, la créativité serait désormais la compétence LA plus importante de toutes pour trouver un emploi. Or, on le sait, réfléchir systématiquement à partir de nos préoccupations terre-à-terre du quotidien peut brider notre créativité. Ensuite, figurez-vous que l’excès de lucidité peut nuire aussi à notre santé. Psychologie Magazine indiquait ce mois-ci que « de très nombreuses études en psychologie sociale montrent que les individus les plus lucides sur eux-mêmes sont souvent les dépressifs. » Alors voilà pour notre cerveau adepte aux arguments rationnels. Puisque ce serait utile pour notre santé et pour notre carrière, pourquoi ne pas s’autoriser à passer plus de temps la tête dans les nuages, dans une réalité plus nuancée, où les choses ne s’opposent pas, où tout est subjectivité ?Il paraît qu’on pourrait trouver là-bas avec un peu de chance l’intuition de solutions que notre cerveau n’avait jusqu’alors jamais envisagées, ou juste pas conscientisées. Et qu’il pourra ensuite appliquer une fois revenu sur terre, là où on nous dit depuis petits que la vie est ainsi faite et qu’on n’a que rarement le choix.
9 janvier 2020 4:48
 « Il a osé pour nous » – Une chronique de Sarah Halfin Le 1er livre qui est tombé entre mes mains en 2020 m’a procuré beaucoup de joie. C’est le nouveau livre de Frédéric Beigbeder. Sur sa couverture, pas de titre. Juste un smiley géant qui pleure de rire. Nous sommes en 2020. Mon 1er élan créatif a bien sûr été de vouloir poster la photo du livre sur insta, avec un slogan du type « 20/20 ce livre comme l’année qui vient de commencer. Smiley happy ». Mais j’ai décidé de faire un petit effort d’analyse avant. Pourquoi une telle joie éprouvée ?Beigbeder consacre ce livre à son suicide médiatique. C’était en direct sur France Inter il y a un an. Ca faisait 3 ans qu’il y était chroniqueur dans l’émission matinale, écoutée par plusieurs millions de français. Et voilà que ce jour-là, il arriva sans rien avoir préparé. Il a voulu improviser.S’en suivirent 3 minutes franchement gênantes, voir pathétiques. Le jour même, il était remercié. Non mais franchement, pour qui ce mec se prend ? Ce soi-disant timide qui passe à la TV. Ce narcissique qui n’est sur aucun réseau social. Ce libertin romantique, anarchiste et mondain.Eh bien, 317 pages plus tard, voici ma réponse toute personnelle : il se prend pour ce que nous sommes tous, un paradoxe sur pattes. A la différence près que lui, il l’assume. Il est noir et blanc à la fois et il se présente comme tel. Autrement dit, moi je dis, voici un humain qui assume d’être humain. Enfin un ! Ce n’était pas mieux avant, dit-il, c’était pareil mais j’étais plus nombreux.Qu’a-t-il fait ce jour-là, si ce n’est un acte que seul un humain était capable de faire : faire un choix complètement opposé à toute raison. Un acte spontané, vraiment spontané. Ce que la plus douée des intelligences artificielles ne sera jamais capable de faire. Aujourd’hui, même le rire n’est plus spontané. Beigbeder l’explique bien : en devenant la norme, le rire est devenu obligatoire, écrit d’avance, interchangeable. Plus machine qu’humain en somme.Evidemment, paradoxe oblige, moi j’ai ri à chaque page du livre. D’un rire sérieux en plus. « Les émoticônes, c’est la victoire de Walt Disney sur Proust », vous voyez l’idée ?En faisait de son énorme bide, de son moment de rien, de moins que rien, un bon roman, il nous prouve aussi que le rien peut être fécond. Autorisation accordée donc de flâner, d’être oisif parfois, de temps en temps juste être soi, être vivant tout simplement. Après, l’effort reste toutefois un passage obligé. Il a fallu ce livre à Beigbeder pour être réhabilité. Mais voilà on a quand même un peu le choix de son effort. Dans son cas, il a décidé que ce ne serait pas dans une chronique faussement spontanée, mais dans un livre entier bien pensé. Oui, vous ne rêvez pas, toute proportion gardée, je suis en train de faire de ce dandy aux cheveux longs un messie des temps modernes qui nous rappelle à nous-même. Avec ce happening du rien un beau matin devant des millions de terriens, il a osé pour nous ; il a réalisé que ce nous pensons ne même pas être une possibilité. Tout plaquer du jour au lendemain si l’on en ressent le besoin. Dire f*** you à son boss et adieu à jamais à sa lettre de recommandation. Être un jour au moins vraiment, mais alors vraiment, spontané. Moralité ? Il a été viré sur le champ 😊, MAIS … il n’est pas mort. N’est-ce pas ce que notre inconscient, notre cerveau reptilien archaïque redoute en fait quand il est face à un vrai choix, càd un choix dénué de toute raison, un choix qui s’appuie uniquement sur notre intuition ? Beigbeder nous prouve qu’on n’en meurt pas. On aurait donc vraiment le choix. En tout cas, plus qu’on ne le croit. Et ça, ça me procure beaucoup de joie.
9 janvier 2020 4:48
 « Il a osé pour nous » – Une chronique de Sarah Halfin Le 1er livre qui est tombé entre mes mains en 2020 m’a procuré beaucoup de joie. C’est le nouveau livre de Frédéric Beigbeder. Sur sa couverture, pas de titre. Juste un smiley géant qui pleure de rire. Nous sommes en 2020. Mon 1er élan créatif a bien sûr été de vouloir poster la photo du livre sur insta, avec un slogan du type « 20/20 ce livre comme l’année qui vient de commencer. Smiley happy ». Mais j’ai décidé de faire un petit effort d’analyse avant. Pourquoi une telle joie éprouvée ?Beigbeder consacre ce livre à son suicide médiatique. C’était en direct sur France Inter il y a un an. Ca faisait 3 ans qu’il y était chroniqueur dans l’émission matinale, écoutée par plusieurs millions de français. Et voilà que ce jour-là, il arriva sans rien avoir préparé. Il a voulu improviser.S’en suivirent 3 minutes franchement gênantes, voir pathétiques. Le jour même, il était remercié. Non mais franchement, pour qui ce mec se prend ? Ce soi-disant timide qui passe à la TV. Ce narcissique qui n’est sur aucun réseau social. Ce libertin romantique, anarchiste et mondain.Eh bien, 317 pages plus tard, voici ma réponse toute personnelle : il se prend pour ce que nous sommes tous, un paradoxe sur pattes. A la différence près que lui, il l’assume. Il est noir et blanc à la fois et il se présente comme tel. Autrement dit, moi je dis, voici un humain qui assume d’être humain. Enfin un ! Ce n’était pas mieux avant, dit-il, c’était pareil mais j’étais plus nombreux.Qu’a-t-il fait ce jour-là, si ce n’est un acte que seul un humain était capable de faire : faire un choix complètement opposé à toute raison. Un acte spontané, vraiment spontané. Ce que la plus douée des intelligences artificielles ne sera jamais capable de faire. Aujourd’hui, même le rire n’est plus spontané. Beigbeder l’explique bien : en devenant la norme, le rire est devenu obligatoire, écrit d’avance, interchangeable. Plus machine qu’humain en somme.Evidemment, paradoxe oblige, moi j’ai ri à chaque page du livre. D’un rire sérieux en plus. « Les émoticônes, c’est la victoire de Walt Disney sur Proust », vous voyez l’idée ?En faisait de son énorme bide, de son moment de rien, de moins que rien, un bon roman, il nous prouve aussi que le rien peut être fécond. Autorisation accordée donc de flâner, d’être oisif parfois, de temps en temps juste être soi, être vivant tout simplement. Après, l’effort reste toutefois un passage obligé. Il a fallu ce livre à Beigbeder pour être réhabilité. Mais voilà on a quand même un peu le choix de son effort. Dans son cas, il a décidé que ce ne serait pas dans une chronique faussement spontanée, mais dans un livre entier bien pensé. Oui, vous ne rêvez pas, toute proportion gardée, je suis en train de faire de ce dandy aux cheveux longs un messie des temps modernes qui nous rappelle à nous-même. Avec ce happening du rien un beau matin devant des millions de terriens, il a osé pour nous ; il a réalisé que ce nous pensons ne même pas être une possibilité. Tout plaquer du jour au lendemain si l’on en ressent le besoin. Dire f*** you à son boss et adieu à jamais à sa lettre de recommandation. Être un jour au moins vraiment, mais alors vraiment, spontané. Moralité ? Il a été viré sur le champ 😊, MAIS … il n’est pas mort. N’est-ce pas ce que notre inconscient, notre cerveau reptilien archaïque redoute en fait quand il est face à un vrai choix, càd un choix dénué de toute raison, un choix qui s’appuie uniquement sur notre intuition ? Beigbeder nous prouve qu’on n’en meurt pas. On aurait donc vraiment le choix. En tout cas, plus qu’on ne le croit. Et ça, ça me procure beaucoup de joie.

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Le média communautaire a soufflé ses 37 bougies au mois de mars. Ces dernières années, le fonctionnement de la radio juive a été bouleversé par de nombreux changements au sein du conseil d’administration et parmi les journalistes. Une équipe plus jeune est venue prendre les commandes.