Bonsoir à toutes et bonsoir à tous, chers auditeurs, bienvenue sur Radio Judaïca si vous nous rejoignez ! Je suis ravie de vous retrouver en ce mercredi 23 juin, il est 18H et c’est l’heure du journal de la rédaction, tout de suite, les titres de ce journal !

– En Israël, la loi sur le regroupement familial sera probablement soumise à la Knesset la semaine prochaine.

– Le gouvernement israélien reporte l’entrée des touristes sur le territoire initialement prévue le premier juillet, au moins d’août.

– Pourparlers sur le nucléaire iranien : l’Allemagne juge possible de conclure un accord dans un avenir proche.

– L’Union Européenne discute d’une aide de 5 milliards 700 millions d’euros pour les réfugiés syriens en Turquie, au Liban et en Jordanie.

– Enfin en Belgique, les organisations juives s’inquiètent du départ des militaires et demandent une protection.

Et on ouvre ce journal, chers auditeurs avec un peu de politique en Israël.

L’extension de la loi sur le regroupement familial adoptée en 2003, loi qui interdit aux Palestiniens qui épousent des Israéliens d’obtenir la citoyenneté, devrait être présentée au Parlement la semaine prochaine,

C’est ce que rapporte ce mercredi la douzième chaine.

On le sait, le gouvernement de Naftali Bennett peine à réunir une majorité au sein de la coalition, étant donné que le parti islamiste Raam et plusieurs députés des partis de gauche ont annoncé qu’ils s’y opposeraient.

Des pourparlers sont en cours entre les membres de la coalition pour envisager des changements dans le format de la loi afin de pouvoir l’adopter, mais pour l’heure le vote a été retiré du calendrier de la Knesset.

Il faut savoir que la plupart des demandes de citoyenneté sont soumises par des Arabes israéliens au nom d’un conjoint palestinien qui vit soit en Judée-Samarie, soit dans la bande de Gaza.

Et cette législation de 2003 qui limite le processus, est chaque année renouvelée avec le soutien notamment du Likoud.

Mais ce coup-ci, le LIKOUD et les autres partis de l’opposition ont refusé d’intervenir et de soutenir la législation, parce qu’ils espèrent embarrasser la nouvelle coalition.

Toujours est-il qu’en cas d’opposition à la Knesset et si personne ne parvient à se mettre d’accord, la loi expirera le 6 juillet.

On reste en Israël pour un volet sanitaire, cette fois,

Le gouvernement a décidé de reporter l’entrée des touristes sur le territoire au mois d’aout ;

EN EFFET, La réouverture des frontières d’Israël aux touristes, était initialement prévue pour le 1er juillet, mais elle a été reportée d’un mois à cause de l’augmentation des contaminations imputée au variant Delta dans le pays.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett avait déjà mis en garde hier contre une “nouvelle vague” de contaminations au coronavirus après une hausse du nombre de malades imputée au variant Delta, introduit en Israël par des voyageurs.

Après avoir enregistré une poignée de nouvelles infections quotidiennes ces dernières semaines, les autorités israéliennes ont recensé lundi 125 nouveaux cas, dans un pays où plus de la moitié de la population a reçu deux doses de vaccin contre le coronavirus.

Plus de 1.000 personnes ont été obligées de se placer en quarantaine à Binyamina après que des voyageurs soient rentrés de Chypre, a ajouté le Premier ministre lors d’un point presse, appelant à éviter de voyager à l’étranger.

Dans la foulée, le ministère de la santé israélien a renforcé aujourd’hui les restrictions concernant le coronavirus afin de ralentir la propagation de l’épidémie, suite à la flambée détectée en Israël ces derniers jours et causée, en partie, par des infections ramenées de l’étranger.

Hier, 110 personnes ont été testées positives au coronavirus dont 64 écoliers et 14 Israéliens de retour de l’étranger. Ainsi, plus de 100 cas ont été recensés pour la deuxième journée consécutive en Israël ; une première depuis deux mois.

Le directeur général du ministère de la santé, le professeur Hezy Levi, a déclaré que la population israélienne n’était pas totalement protégée, car l’immunité collective n’était pas encore effective et que cette recrudescence était préoccupante.

“Nous devons empêcher les voyages vers les destinations où le virus sévit et réorganiser nos politiques de quarantaine”, c’est ce qu’a déclaré Hezy Levi dans une interview accordée à Kan.

De son côté, le chef de la lutte contre le coronavirus, le professeur Nachman Ash, a indiqué cette après-midi que l’obligation de porter un masque dans les espaces fermés pourrait intervenir “demain ou après-demain”.

ET Dorénavant, les voyageurs qui quittent le pays doivent s’engager à ne pas se rendre pas dans les pays considérés comme à haut risque pour le virus, en l’occurrence la Russie, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Mexique, le Brésil et l’Argentine.

“Le récent pic de cas de Covid-19 qui pourrait entraîner une propagation dans les communautés nécessite des mesures pour prévenir toute nouvelle contagion”, c’est ce qu’indique le ministère de la Santé en ajoutant qu’il était préoccupé par une nouvelle morbidité parmi la population âgée.

Le ministère a donc décidé d’imposer une quarantaine aux Israéliens vaccinés ou à ceux qui se sont remis de la maladie s’ils ont séjourné dans des pays à haut risque.

La quarantaine pourrait également être imposée aux personnes qui ont été en contact avec une personne souffrant du Covid-19 causé par le variant Delta, découvert en Inde, ou d’autres mutations considérées comme potentiellement infectieuses.

Le ministère de la santé a averti : les parents d’enfants surpris en train de violer la quarantaine du coronavirus seront soumis à des amendes,

PONCTU

On parle de nucléaire iranien, à présent :

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas a jugé ce mercredi “possible” de conclure dans un “avenir prévisible” un accord sur le nucléaire iranien, malgré l’élection à la présidence de l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi.

“Nous avançons pas à pas dans chaque cycle de négociations et nous partons du principe que, dans le contexte de l’élection présidentielle (iranienne), il y a de bonnes possibilités de les conclure dans un avenir prévisible”, ce sont les mots d’Heiko Maas lors d’une conférence de presse commune à Berlin avec le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken.

Il a par ailleurs admis que les négociations actuelles à Vienne, n’étaient pas évidentes surtout en raisons des “nombreuses questions techniques” qu’il reste encore à régler.

ET Trois jours après son élection à la présidence en Iran, l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi a déclaré lundi qu’il n’autoriserait pas des “négociations pour le plaisir” sur le dossier nucléaire mais que toutes les négociations qui garantissent les intérêts nationaux de l’Iran seront certainement soutenues.

ON LE SAIT BIEN : Les négociations en cours à Vienne visent à faire réintégrer les Etats-Unis à l’accord.

Il s’agirait d’obtenir un allègement des sanctions américaines en échange du retour de Téhéran à une application stricte du pacte, l’Iran ayant abandonné en riposte aux sanctions la plupart des garde-fous à ses activités nucléaires qu’il avait acceptés dans l’accord.

Mais justement, on a finalement le sentiment que les relations entre Téhéran et Washington ne semblent pas au beau fixe, surtout depuis l’élection samedi dernier d’Ebrahim Raïssi.

On sait déjà que le président américain Joe Biden ne compte pas rencontrer le nouveau président iranien.

Hier le département d’Etat américain critiquait cette élection iranienne et puis, toujours hier, et bien le département américain de la Justice a bloqué l’accès aux sites internet de plusieurs médias d’Etat iraniens ; une action que Téhéran dénonce et juge non constructive surtout pour les négociations sur le nucléaire.

Finalement, avec Ebrahim Raïssi qui sera bientôt à la tête de la République islamique, l’Iran ne risque-t-il pas de torpiller encore plus ses relations diplomatiques avec les autres pays ? En premier lieu avec les Etats-Unis ?

A ce sujet, nous nous sommes entretenus avec Gérard Vespierre, spécialiste du Moyen-Orient et également créateur du site internet « Le Monde Décrypté Point Com » que je vous invite à aller consulter.

En attendant, chers auditeurs, je vous propose d’écouter notre entretien.

///OK GERARD VESPIERRE///

C’était Gérard Vespierre, spécialiste du Moyen-Orient et créateur du site internet le Monde Décrypté : nous le remercions pour ses éclairages.

PONCTU

Dans le reste de l’actualité,

La commission européenne va proposer demain aux dirigeants des 27 d’allouer 5 milliards 700 millions d’euros pour financer l’aide aux Syriens réfugiés en Turquie, au Liban et en Jordanie ; et ce jusqu’en 2024.

Cette proposition se fera donc demain ; lors d’un sommet à Bruxelles.

Un premier financement de 535 millions d’euros avait déjà été débloqué pour poursuivre les actions de l’Union Eruopéenne en Turquie au cours de l’année 2021.

ET la proposition en elle-même avait été réclamée par les dirigeants européens en mars mais la Commission a tardé à s’exécuter et s’est attirée des remontrances des Etats membres ; c’est ce que nous apprennent des sources diplomatiques.

En fait, cette proposition devait être discutée aujourd’hui par les représentants des Etats membres. Le projet sera ensuite examiné par les dirigeants européens qui rencontreront le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui est invité au sommet.

D’après un diplomate européen, les fonds proviennent du budget commun, mais “les Etats membres peuvent décider d’ajouter des contributions nationales en fonction de l’évaluation des besoins”.

La proposition quant à elle, indique que les financements européens doivent couvrir “les besoins les plus urgents des réfugiés et des communautés d’accueil, notamment les services de santé et l’éducation, la protection sociale, le développement des compétences et la création d’opportunités d’emploi.

L’Union Européenne souhaite en effet, revoir son assistance et “passer de l’aide humanitaire au soutien socio-économique et au développement”, compte tenu de la durée du conflit en Syrie.

Cette démarche permet d’inclure le financement de la gestion des migrations et du contrôle des frontières, notamment à la frontière de la Turquie avec l’UE, c’est ce que souligne la proposition.

PONCTU

En Belgique,

Le Comité de coordination des organisations juives de Belgique ; donc le CCOJB et le Forum der Joodse Organisaties, donc le FJO s’inquiètent de l’intention du gouvernement fédéral de mettre fin à la mission du personnel militaire en ce qui concerne la protection des civils et des institutions juives à partir du mois de septembre et, ce, sans qu’aucune autre protection n’ait été prévue,

C’est ce que signalent aujourd’hui les deux organisations, dans un communiqué.

EN effet, Les deux organisations regrettent qu'”aucune solution équivalente n’ait encore été proposée pour garantir la sécurité des citoyens qui fréquentent les évènements ou les institutions juives”.

“Jusqu’à présent, cette protection prenait également la forme de la mission de présence de nos militaires aux abords des quartiers et institutions juives de notre pays, ce qui est non seulement efficace mais aussi indéniablement dissuasif, soulignent-elles.

Pour les deux organisations juives, “l’intention annoncée de retirer l’armée augmente en elle-même la menace et renforce également le sentiment d’insécurité”.

Selon le CCOJB et le FJO, le risque sécuritaire qui pèse sur la communauté juive n’a pas diminué et certainement pas ces derniers mois. “Les tensions au Moyen-Orient ont conduit à une multiplication d’incidents antisémites ces dernières semaines”, précisent-elles, évoquant une “diminution significative de la sécurité des Belges fréquentant les institutions juives dans ces circonstances”.

C’est ce qu’on peut lire dans le communiqué,

ET À ce jour, ni le CCOJB, ni le FJO, n’ont reçu de réponse précise des autorités pour assurer une sécurité fonctionnellement équivalente des institutions et quartiers juifs. “Le CCOJB et le FJO ne sont pas nécessairement opposés à une autre forme de sécurité que des militaires lourdement armés. Cela étant, si la présence militaire est réduite, cette diminution doit être accompagnée d’un dispositif sécuritaire au moins équivalent”, c’est ce que concluent les deux organisations.

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Et c’est la fin de ce journal, chers auditeurs, merci pour votre écoute !

Et d’ailleurs, restez bien à l’écoute de Radio Judaïca, puisqu’à 18H30 vous retrouverez les Mots d’Anouk

Et à 20H, évidemment, votre rendez-vous FOOT quotidien ; ON JOUE L’EURO avec Samuel Kujas et ses chroniqueurs,

Ils vous parleront bien entendu des 4 match de ce soir : Suède-Pologne ET Slovaquie-Espagne qui se jouent en ce moment ;

Et puis de Portugal-France et d’Allemagne-Hongrie qui se jouent plus tard, à 21H.

ON JOUE L’EURO C’EST DONC A 20H SUR RADIO JUDAICA.

L’info revient quant à elle demain matin à 7H avec Miri Maman et Didier Kohn,

Dans la matinale.

Et quant à moi, j’aurai évidemment l’immense plaisir de vous retrouver demain après-midi à partir de 16H.

D’ici là, chers auditrices et auditeurs, je vous souhaite à toutes et à tous une très très bonne soirée sur Radio Judaïca.

Prenez grand soin de vous,

A DEMAIN !!!!!